Catégorie : Rédaction et Traduction / Writing and Translation

Curation de contenu ou cycle du renseignement 2.0?

Depuis quelques mois, le concept de curation de contenu suscite l’intérêt des internautes et des entreprises. La récente multiplication des plateformes de curation en temps réel témoigne d’ailleurs de l’engouement pour le phénomène. Mais l’adoption du néologisme « curation » vise-t-elle à promouvoir une nouvelle idée ou à mercantiliser un concept établi depuis des lustres?

J’ai entendu le terme curation pour la première fois il y a quelques mois lors d’une présentation sur le contenu Web. Avant même que mon cerveau de traducteur ne s’oppose à l’emploi d’un calque de l’anglais aussi flagrant, le conférencier déplorait le fait qu’aucune traduction officielle n’existe encore pour ce nouveau phénomène. D’abord enthousiaste à l’idée de proposer une meilleure traduction pour un concept si prometteur, j’ai été rapidement désillusionné en découvrant sa réelle signification.

Qu’est-ce que la curation?

Brièvement, la curation consiste à rassembler le contenu Web le plus pertinent sur un sujet donné et à le partager avec un réseau d’intéressés.

En lisant cette description, on pense d’abord aux sites comme Reddit ou Digg qui permettent à une communauté de noter la pertinence des liens soumis par ses membres au moyen d’un système de votation. Plus récemment, l’éclosion de nombreuses plateformes de curation, comme scoop.it ou curated.by, laissait présager que ce concept constituait l’avenir du réseautage social. Mais malgré ce nouveau terme accrocheur, le phénomène n’est pas aussi récent qu’on voudrait le faire croire aux internautes.

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Choosing the translation service that’s right for you: agency or freelancer?

Having personally managed my fair share of translation requests from rush to… rush (is there really any other kind?!), I have dealt with the excruciatingly tedious, never-ending procedural agency to the simple single phone call to my preferred freelancer.

After working for several years at a large company that provides end-to-end Web solutions, I found my first week at 90 Degrees to be a breath of fresh air. For the first time in my life, I’m discovering how things get done from INSIDE an agency specialized in Web content – and I like what I see!

My conclusion after just a few days is this: both agencies and freelancers have their pros and cons. To answer the first question, you first need to ask yourself this one: “What are my translation needs?”

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Comment traduire le terme geek ?

On me demande souvent s’il existe un équivalent français au terme geek. Et comme nous comptons quelques-unes de ces créatures si attachantes au sein de notre équipe, j’ai ressenti le besoin de faire mon devoir de langagière et de mener ma petite enquête.

Conclusion 1 : À ceux et celles qui osent encore proposer des équivalents français (comme l’OQLF et le Bureau de la traduction), j’annonce en primeur que depuis peu, vous êtes officiellement dépassés! Eh oui, malheureusement pour vous, messieurs Petit Larousse et Petit Robert 2010 ont jugé pertinent de faire apparaître geek quelque part entre gecko et gégène.

Sentez-vous donc bien à l’aise de laisser tomber l’italique, généralement réservé aux mots empruntés!

Conclusion 2 : J’approuve le bien-fondé de cet emprunt à l’anglais, mais les définitions officielles du terme me laissent sur mon appétit. Elles semblent en effet se limiter à un seul aspect de la « geekitude », s’avérant ainsi peu représentatives d’une culture contemporaine – voire d’un mode de vie – bien plus complexe. En outre, je constate que les terminologues ont une perception assez étroite (et parfois péjorative) de ce phénomène social :

Source Équivalent français Définition
Termium maniaque de la technologie, technophile, cyberdépendant, accroc du Net Aucune définition nécessaire, les équivalents français parlent d’eux-mêmes…
GDT maniaque d’Internet Internaute dont la principale motivation est d’être internaute.
Le Petit Larousse 2010 Geek Personne passionnée par les technologies de l’information et de la communication, en partie par Internet
Le Petit Robert 2010 Geek Personne passionnée d’informatique et de nouvelles technologies. « Le « geek » scotché à sa machine, le zombie asocial qui s’abandonne aux forces du réseau » (Le Monde, 2009).
Antidote Geek Personne à l’allure négligée, qu’on associe souvent à des lunettes épaisses, qui se passionne exclusivement pour un domaine donné en y consacrant tout son temps. Un geek de l’informatique. Une geekette de la paléontologie.

À mon sens, ces définitions ne sont pas tout à fait inexactes, cependant leur principale faiblesse réside dans le fait qu’elles renvoient à une réalité des années 1960, époque à laquelle les technologies ont connu un développement important. Les geeks avaient alors effectivement la bosse des sciences ou des maths… mais aujourd’hui, ils sont surtout caractérisés par les comportements sociaux découlant de cette passion inhabituelle. La seule définition que je considère acceptable en 2011 est celle d’Antidote, parce qu’elle ne limite pas les champs d’intérêt du geek aux technologies.

En fait, c’est plutôt à force d’être perçues comme bizarres ou carrément déconnectées que ces « bibittes de sous-sol » ont fini par se réfugier dans des univers virtuels ou parallèles et se regrouper entre elles, phénomène qui semble être à l’origine de la définition suivante :

Source Définition

Wikipédia

http://fr.wikipedia.org/wiki/Geek

[...] Les geeks peuvent ainsi être considérés comme des personnes s’évadant de la vie réelle pour des mondes imaginaires, généralement fantastiques [...]. Le geek utilise de nombreux supports pour accéder à ces mondes imaginaires tels que les romans, la bande dessinée, le cinéma et/ou les séries télévisées, les jeux vidéo, sa propre imagination [...].

Conclusion 3 : Ma définition du terme geek

Puisque nous sommes à la fois créateurs et créatures de la langue, je vous propose ma définition maison. Qui sait, peut-être apparaîtra-t-elle un jour dans Le Petit Robert? :-D

Geek : Passionné d’univers virtuels ou parallèles auxquels il consacre tout son temps, qui utilise Internet et les TIC comme véhicule pour s’informer et échanger avec d’autres mordus.

C’est quoi avoir une « culture numérique » en 2010?

La scène se passait au début de l’été à l’Université de Montréal. La vingtaine d’étudiants avaient des profils allant de la gestionnaire de projet en agence de com à l’ambitieuse qui sort à peine du cégep, et des âges qui passaient du simple au double. Mais c’était un groupe allumé, et ils étaient là pour m’entendre parler de rédaction web.

Je leur ai entre autres dit que la première qualité d’un bon rédacteur web, c’est l’humilité. La seconde, c’est d’avoir une « culture numérique ».

Certains l’avaient. On m’a par exemple demandé de comparer l’efficacité marketing des réseaux sociaux et celle des médias conventionnels.

Sauf qu’on sait qu’on est en 2010 quand, de la façon dont cette question a été formulée, c’est clair que « médias conventionnels » signifiait « courriel » et « web corporatif ». En 2009, rappelez-vous, les médias conventionnels étaient la télé, la radio et les journaux…

La rédaction numérique en 2010

La rédaction elle-même change. Voici par exemple ce qu’@annelague a écrit durant ma présentation : « Je suis avec intérêt la conférence de @EtienneDenis, président de la boîte de rédaction web #90degres. À quand M.Denis, chargé de cours? »

S’il y a quelque chose qui me dérange un peu dans cette phrase, c’est « boîte de rédaction web ». Disons que 90 degrés fait un peu plus que de la rédaction! :-) Mais le reste de la phrase? Les @ et les # entrent dans le langage écrit usuel, et je suppose que vous en connaissez les usages.

Vous en connaissez les usages, oui, mais depuis combien de temps? Un an ou deux peut-être…

Et ça faisait combien de siècles (je pèse le mot) qu’un nouveau caractère avait été introduit dans l’usage quotidien de notre alphabet (à part les accents sur les majuscules, une particularité québécoise)?

La culture numérique en 2010

C’est quoi la culture numérique en 2010? Lire la suite >

La principale qualité d’un rédacteur web est l’humilité

Ernest Hemingway

Hier j’étais invité à parler de mon expérience dans un cours de rédaction web à l’Université de Montréal. Une question m’a particulièrement accroché : Monsieur, croyez-vous que le style rédaction web appauvrit la langue en privilégiant des structures de phrases simples et des mots simples?

(Note to myself: la prochaine fois, je leur ferai remarquer que le vouvoiement établit une distance que l’interlocuteur ne désire pas toujours.)

J’ai répondu non, évidemment. J’ai répondu que la principale qualité d’un rédacteur est l’humilité.

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Landing page, page de renvoi ou page de destination : pour en finir avec les anglicismes au travail

Dans un monde où l’on accède à de nombreuses sources d’information anglophones en un seul clic, le rédacteur du dimanche a souvent la fâcheuse tendance de recourir aux anglicismes pour exprimer sa pensée. Cette semaine une collègue m’a sensibilisé à ce sujet.

C’est pourquoi j’ai choisi de vous proposer aujourd’hui les équivalents adéquats de plusieurs termes que nous utilisons quotidiennement dans le merveilleux monde du Web. Lire la suite >

Les meilleures traductions françaises de 2008

Reçu par courriel : quelques perles de traduction française. :-)

 

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Rédaction web atroce au Parti libéral du Canada


Demain, je donne une formation sur la rédaction web chez Logiq (Les Offices Jeunesse Internationaux du Québec). Si ma présentation n’était pas déjà préparée, je prendrais comme exemple le site web du Parti Libéral du Canada.

Ce n’est pas seulement avec ses vidéos que le parti Libéral a des problèmes! Leurs textes violent à peu près toutes les règles de la rédaction web (les exemples que je cite ici datent de vendredi).

Voyons les choses du point de vue de l’internaute. Vous le savez, le parti a vécu une crise qui a mené à la nomination d’un chef intérimaire. Les enjeux de communication sont majeurs. Sur l’accueil, cette photo (très bonne d’ailleurs):

Sauf que…

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Traduction française de Linkedin : le plus important a été négligé

Linkedin vient de lancer la version française de son site en mode « bêta ».

  • Premier constat : les erreurs monumentales observées chez Facebook ont été évitées.
  • Deuxième constat : le plus important n’a pas été traduit???
  • Troisième constat : et il reste quelques petits bugs!

Reprenons ces trois points.

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Rédaction web : l’art de l’hyperlien

Très bon article sur la rédaction des hyperliens dans le blogue Marketing Interactif de l’APCM. On y souligne que l’hyperlien est « est un atout pour le référencement, la navigation, mais aussi pour l’aspect marketing du texte ».

Ce que j’ajouterais à cet article? Lire la suite >


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