Des courriels moins souvent ouverts?
avril
2008
Le taux d’ouverture des courriels a fléchi brusquement au cours du dernier semestre de 2007, tandis que le taux de clics sur les offres a subi une légère baisse. C’est l’observation la plus frappante du dernier rapport semestriel de MailerMailer, un gestionnaire de listes d’envoi. À prendre sur un pied d’égalité?
La principale qualité de ce rapport est de fournir aux entreprises un outil gratuit d’étalonnage de leurs résultats en relation avec ceux de leur industrie.
Bien sûr, la bible dans le domaine demeure toutefois le rapport annuel de MarketingSherpa. Les professionnels peuvent y retrouver une tonne de renseignements sur l’évolution du marketing par courriel.
Marchés distincts, statistiques distinctes
Ces résultats* proviennent des États-Unis et bien entendu, au Canada, ne peuvent être que des indicateurs des grandes tendances.
Ici, de telles statistiques remontent à mars 2006 alors qu’une enquête de IAB Canada faisait ressortir que le taux d’ouverture au Canada était de 20 points supérieur à celui observé aux États-Unis.
Selon les gestionnaires locaux de listes d’envoi, les internautes canadiens sont moins sollicités et sont regroupés en plus petites listes — une méthode beaucoup plus efficace que les envois massifs de millions de courriels effectués par certaines grandes entreprises américaines.
C’est peut-être aussi parce que les Canadiens n’ouvrent pas leurs courriels avec les mêmes logiciels et sites Web.
Blackberry, seul responsable? MailerMailer explique cette baisse de plus de 2 % (de 16,11 % à 13,98 %) du taux d’ouverture des courriels par deux tendances qui se sont développées dès 2004 :
- la possibilité de désactiver les images dans les lecteurs de courriel (une fonction davantage utilisée au bureau qu’à domicile);
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- l’accès accru aux messages à partir des appareils mobiles.
Dans ces deux cas, la traçabilité est la plupart du temps inopérante. Les abonnés ouvrent leur courriel, mais l’expéditeur ne peut pas le détecter.
Concrètement, les taux d’ouverture reflètent de moins en moins la réalité. La conclusion : il est vraiment préférable d’utiliser d’autres mesures, comme le taux de clics ou, mieux encore, le retour sur investissement (ROI).
Étienne Denis Président-directeur général * Cette étude est basée sur 300 millions de courriels qui ont été envoyés dans le cadre de 3 200 envois opt-in à au moins 25 adresses, entre le 1er juillet et le 31 décembre 2007.


