Médias sociaux : exagérations et idées fausses
novembre
2009
Les médias sociaux, un incontournable pour toutes les entreprises?
Je n’aime pas me lancer dans la polémique. Sauf que je suis fatigué de lire à gauche et à droite les mêmes clichés erronés sur les médias sociaux. Et en voyant qu’on comparait très sérieusement l’arrivée de médias sociaux avec l’invention de l’imprimerie, je ne peux m’empêcher d’hurler.
Donc j’hurle : l’article Les médias sociaux : pas une tendance à suivre, publié sur rezopointzero.com, est bourré d’idées fausses et exagérées qui induisent les lecteurs en erreur. Si j’en parle ici, ce n’est pas pour viser cet article en particulier. Les idées véhiculées dans ce texte sont les mêmes qu’on lit à gauche et à droite. Mais ce n’est pas parce que tout le monde (qui a ses services de consultant à vendre) le dit que c’est nécessairement vrai.
Donc je me lance… « Les médias sociaux démocratisent les communications, donnant la parole au commun des mortels. »
FAUX. Ça fait quelques centaines de milliers d’années que la parole est donnée aux communs des mortels. Ce qui change avec les médias sociaux, c’est que nous y avons accès : nous pouvons lire ce que les gens se disent. La nuance est importante. En réalité, la majorité des gens communiquent avec à peu près le même nombre de personnes sur Twitter ou Facebook qu’ailleurs. Bien sûr, certaines vedettes sont suivies par un large auditoire. Ce sont, justement, des vedettes. Ces personnes sont l’exception.
« Les consommateurs n’ont qu’à allumer leur ordinateur pour lire et entendre des critiques au sujet de votre entreprise. »
FAUX. En fait, c’est vrai pour certains de mes clients (les Microsoft, Loto-Québec, VIA Rail, Hôtels Sheraton et autres), mais pas tous. La réalité, c’est que la très très grande majorité des entreprises ne sont jamais mentionnées par leurs clients dans les médias sociaux. Jamais. Zéro mention. Niet. Rien.
« Un client insatisfait ou un employé indiscret n’a qu’à choisir de changer son statut sur Facebook, d’envoyer un message à tous sur Twitter ou d’ouvrir un blogue genre je-déteste-l’entreprise-X.com pour que l’image impeccable que votre direction des communications a soignée pendant des années, commence à s’effriter. »
EXAGÉRÉ. La très grande majorité des mentions négatives d’une marque ne dépassent pas les réseaux d’amis. L’impact est le même qu’une discussion sur le bord de la machine à café. Oui il y a un musicien qui a planté la compagnie d’aviation après qu’on lui ait brisé sa guitare, mais le succès de son vidéo est exceptionnel. Et encore, l’impact sera l’équivalent à l’interview d’un client insatisfait inséré dans les nouvelles de 18h ou à la une des journaux. Là encore les médias sociaux changent les choses… mais pas tant que ça finalement.
« [Le consommateur] peut partager ses expériences et déceptions avec le monde entier avec quelques touches du clavier. »
TELLEMENT EXAGÉRÉ QUE FAUX. Créer un message qui a un effet viral rejoignant un auditoire comparable à un média de masse est très difficile à faire, et très rarement réussi. Le monde entier ne s’y intéresse pas.
« Il ne faut pas lancer un blogue parce que c’est la chose à faire, mais plutôt parce que vous endossez les règles propres aux usages de la toile participative. »
FAUX. C’est une bonne recette pour perdre temps et argent. Il faut lancer un blogue parce que vous avez des objectifs d’affaires bien identifiés, et que le blogue est une meilleure façon les atteindre que les autres solutions qui s’offrent à vous. Je répète : meilleure que les autres solutions. Par « meilleure » j’entends : plus économique, plus rapide, plus pratique. Endosser les règles propres aux usages de la toile est nécessaire mais en aucun cas une justification d’investissement. Où est la logique de répondre sur Twitter quand on ne répond pas dans un délai raisonnable (ou pas du tout) aux clients qui téléphonent ou envoient un courriel?
Je ne dis pas que les entreprises ne doivent pas s’investir dans les médias sociaux. Oui de nombreuses entreprises ont des succès avec les médias sociaux. Oui je le recommande à clients, puis je les accompagne dans cette démarche. Mais laisser croire que l’opération sera rentable pour toutes les entreprises, c’est suivre aveuglément une mode sans se poser les bonnes questions.


Simon Hénault le 25 novembre 2009
Tes propos sont très intéressants. Tu y vas fort toutefois : Michelle mentionne les possibilités, et non nécessairement la réalité de tous. Avouons toutefois qu’une personne ou une entreprise influente (lire : suivie par le biais de blogue, Twitter et autres) a une portée qu’elle n’avait pas autrefois. Cette portée est tout à fait relative, et dans certains cas, il est vrai, inexistante.
Il est certainement irréfutable que les médias ne conviennent pas à tous, et seront donc pour certains un gouffre de temps et d’argent. À ce sujet, j’invite les gens à faire leur propre évaluation de leur ROI potentiel : http://bit.ly/7dmnRK
Etienne Denis le 25 novembre 2009
Simon, je ne suis pas sûr que j’y vais fort. Juste avant sa conclusion, Michelle dit « Tous les communicateurs, même les plus traditionnels, n’ont d’autre choix que de migrer vers une forme de communication plus ouverte. » Tous??? En quoi cela s’applique à la grande majorité des entreprises qui, je le répète, ne sont JAMAIS mentionnées dans les médias sociaux?
Je prends un autre exemple : le vidéo que tu publies sur la page de ton sites (voir le lien que tu mets). Il est bien beau… sauf qu’il compare le nombre de nouveaux clients obtenus par des billboards (à 7,500$) vs twitter (à 0$). Laisser croire qu’utiliser twitter n’implique aucun coût est vrai seulement si les employés travaillent bénévolement de la maison. Le temps d’un employé qui twitte 20 minutes par jour coûte environ 5,000$ par année. Oups!
Un autre exemple : le dépanneur du coin de la rue chez moi pourrait scorer 10 à chacune des questions que tu poses dans ta grille d’analyse (volonté d’aider les clients, etc.). Et pourtant, payer un employé 20 minutes par jour pour faire une « communication ouverte dans les médias sociaux » serait une pure perte d’argent. La raison? Les gens ne veulent pas parler de / avec leur dépanneur sur le web.
En laissant croire que le média social est bon pour tous, on oublie que pour la MAJORITÉ des entreprises, c’est un pur gaspillage. Que cette idée essentielle soit oubliée dans l’article de Michelle (qui fait quand même 1600 mots) et presque tous les autres articles publiés par ceux qui VENDENT des services liés aux médias sociaux me fait hurler.
Lors de la bulle internet de 1999-2001, Desjardins disaient à ce dépanner « si dans 5 ans vous ne faites pas des affaires sur internet, vous ne serez plus en affaires ». Eh bien 10 ans plus tard, le dépanneur est encore prospère et n’a toujours pas de site web!
Michelle Sullivan le 25 novembre 2009
Bonjour Étienne
Je ne vais pas te tomber dessus comme une tonne de briques, au contraire. Je crois que le débat est archi-important dans ce domaine naissant.
Je crois que nos idées se rejoignent dans le sens que, moi non plus, je ne crois pas que les médias sociaux sont pour tout le monde. Et je ne crois pas dire le contraire dans mon billet. Ce que je tente d’exprimer par cet article est la nécessité d’examiner le tout de façon stratégique. De ne pas se heurter, justement, sur les médias sociaux parce que c’est devenu tendance.
Dans les RFP des entreprises, ont voit de plus en plus souvent ‘blogue’ dans la liste de besoins énumérés. J’ai de plus en plus de clients qui disent ‘il faudrait qu’on soit sur Facebook’. Il est faux de croire que c’est devenu une nécessité pour toute entreprise de blogueur. En même temps, le recours aux médias sociaux peut être fort intéressant pour grand nombre d’entreprises. Il faut évaluer, cas par cas, et de façon stratégique.
Là ou notre perception des médias sociaux diverge est dans l’importance de la portée. Tu cherches à comparer les médias sociaux aux médias de masse. Je crois qu’il ne faut pas sous estimer l’importance de la niche: si je vends des aiguilles pour le tricot, ma vidéo n’intéressera certainement pas 1 million de personnes. Mais mon objectif n’est pas de joindre 1 million de personnes qui ne s’intéressent pas à mon produit de toute façon, mais les 5000 clients potentiels qui, eux, sont passionnés du tricot et qui risquent d’acheter mon produit. Je crois que tu sous-estime Google si tu crois que les critiques publiées sur Internet ne dépassent pas le réseau d’amis immédiats.
Bien que je m’y intéresse beaucoup, les médias sociaux ne sont pas un tout-ou-rien pour moi. Je les ajoute, de façon stratégique, lorsque c’est indiqué. Je fais également appel à toute la panoplie d’outils à ma disposition et ce dans le meilleur intérêt de mes clients.
Pas une tendance à suivre, mais définitivement un élément à _considérer_ dans l’élaboration d’une initiative communicationnelle.
Il me fait plaisir de découvrir ton blogue. Au plaisir de continuer à échanger sur les médias sociaux et autres.
Bonne journée!
Michelle
Simon Hénault le 25 novembre 2009
Le dépanneur est un exemple bien choisi, Étienne, puisque c’est un commerce local qui a, en effet, aucune raison d’être sur le Web.
Évidemment, le temps, c’est de l’argent. Et la seule façon de réussir dans les médias sociaux, c’est d’y accorder beaucoup de temps et d’efforts. En somme, la plupart des entreprises pourraient bénéficier des médias sociaux, mais rares sont celles qui en tireront un ROI intéressant.
Etienne Denis le 25 novembre 2009
@Michelle Pourquoi alors écrire « pour la grande majorité des entreprises, que leur client soit un individu ou une autre entreprise, ignorer complètement ce qui se dit à leur sujet sur Internet n’est plus une option »?
La réalité pour la majorité des entreprise, c’est qu’il ne se se dit RIEN à leur sujet sur internet. Ils n’ont qu’à se configurer des alertes par mot-clé et et oublier ça jusqu’à temps que quelqu’un, quelque part, les mentionne.
Tout l’article laisse entendre qu’il ne faut pas se lancer dans les médias sociaux parce que c’est une tendance, mais parce que c’est une révolution aussi importante que l’invention de l’imprimerie (tu étais sérieuse quand tu écrivais ça?
), et qu’il faut donc le faire après avoir bien étudier la chose.
@Simon Si « rares sont [les entreprises] qui en tireront un ROI intéressant », pourquoi leur pousser les médias sociaux dans la gorge en omettant de mentionner ça?
Jonathan Bergeron le 25 novembre 2009
@Simon
Je suis d’accord avec toi. Bien des entreprises ne peuvent pas faire de ROI dans les médias sociaux.
Cependant, la créativité permet parfois de petits miracles.
@Michelle et @Etienne
Les médias sociaux permettent une multitude de choses :
buzz, création de communauté, marketing de niche, notoriété, étude des consommateurs, etc.
C’est devenu un incontournable pour les clients sur le Web. La preuve depuis longtemps 90 degrés réalise des mandats pour plusieurs clients.
Comme Étienne, je suis tanné d’entendre dire que les médias sociaux sont gratuits et que c’est le rouleau compresseur qui va tout écraser.
Le cinéma et la radio sont des médias dont la mort prochaine a été annoncée à l’arrivée de nouveaux médias.
Y-a-t-il en ce moment une ruée vers l’or des médias sociaux?
Adrien O'Leary le 25 novembre 2009
Merci Etienne, Simon, Michelle et Jonathan pour la belle discussion. Je reviens ici sur un détail dans le dernier commentaire de Simon.
OK peut-être pour qu’un commerce local ne soit pas sur un média social comme Twitter … mais je ne suis pas d’accord pour dire qu’il ne doit pas être sur le Web. J’ai de plus en plus de clients et de clients potentiels qui ont une activité locale et qui sont bien contents d’avoir des résultats sur le Web – sans être sur Twitter – tout en arrêtant d’annoncer dans les Pages Jaunes. Il y a une vie sur le Web en dehors des médias sociaux. Merci de ne pas faire d’amalgame.
Simon Hénault le 25 novembre 2009
@ Adrien Un dépanneur est un commerce local dont le seul critère de sélection par les consommateurs est le fait qu’il soit local. Les entreprises locales (dites normales) peuvent en effet grandement profiter du Web.
Anthony Grolleau-Fricard le 25 novembre 2009
Je suis d’accord avec Adrien… mais j’irais plus loin. On s’attend à ce que dans les prochaines années la position géographique soit utilisée comme un critère de recherche sur le net. Déjà Foursquare propose d’ajouter la localisation au micro-blogging comme Twitter.
cf.
http://www.lesaffaires.com/blogues/alain-mckenna/foursquare-a-t-on-trouve-le-prochain-twitter/506689
Cela signifie que même le local risque d’entrer dans l »ère du Web 2.0, pas forcément sur Facebook ou Twitter, mais plus dans l’idée que les consommateurs du commerce local pourront peut-être commenter les dépanneurs du coins ou les choisir selon certains critères.
Maintenant, ce qui est clair et qu’il faut prendre en compte ce sont les ressources et besoins de ces commerces. S’ils n’ont pas assez de ressources (pas seulement en argent mais en temps de gestion de leur présence en ligne), ils n’iront pas investir ces espaces… par contre si leur principal concurrent a trouvé le temps de gérer sa présence en ligne et que ça leur fait du tort ou que ca lui fait vendre plus (l’un et l’autre ne sont pas forcément liés), peut-être que ces commerces feront l’effort…
A voir…
Yves Williams le 25 novembre 2009
@Etienne,
Ton billet est rafraichissant. Je ne fais pas nécessairement référence à l’article de @michelle ici, mais je trouve qu’il y a malheureusement une forte tendance aux raccourcis, omissions et autres ellipses intellectuelles dans le joyeux monde des médias sociaux. Il y a des mythes persistants à briser, ainsi que des demis vérités à corriger. Tous les artisans du web gagneraient à réduire la part d’évangilisation dans leur propos et redevenir plus critiques.
Ton billet n’est pas tant polémique que réaliste. Il contribue à lever d’un cran notre façon de parler des médias sociaux.
@Etienne @Simon
Pour la question du fameux dépanneur en exemple, je ne dirais pas trop vite qu’un dépanneur ne peut avoir du succès dans les médias sociaux. Avec créativité, originalité et personnalité, qui sait? Par contre, ce qui est certain : c’est que les expériences des uns ne sont jamais automatiquement transférables aux autres, dans les médias sociaux. Donc, le succès d’UN dépanneur ne serait gage d’aucune garantie pour qui que se soit, et encore moins pour son concurrent.
Pourquoi, insistez sur le cas de cet « hypothétique dépanneur »? Car il y a là un autre des mythes les plus persistants : que parce qu’UNE entreprise dans son secteur a obtenu un grand succès en utilisant les médias sociaux cela signifie que TOUTES auraient le même succès en adoptant la même méthode.
Il faut en finir avec ceux qui font du « web à numéro »… comme d’autres font de la « peinture à numéro ». Il n’y a pas de recettes simples à suivre pour un web efficace et performant. Il n’y en a jamais eu, il n’y en aura jamais.
Simon Hénault le 25 novembre 2009
@ Yves Je renchéris en disant que plus la stratégie est originale, plus les médias en parleront notamment, et donc plus les retombées seront importantes. Les outils et les approches sont nombreux, et les combinaisons se comptent par milliers. À chacun de choisir ce qui lui convient… tout à fait.
Alexandre Poitras le 25 novembre 2009
Bien entendu, toutes les entreprises ne peuvent pas tirer avantages des médias-sociaux. Je trouve l’exemple du dépanneur un peu fort puisque, bien sur, ce type d’entreprise n’a pas les même objectifs qu’une entreprise qui vend un produit mis en marché dans les grands magasins. Par contre, les entreprises qui devraient y être mais qui ne le sont pas, manquent la merveilleuse opportunité de prendre contact de manière directe avec leur consommateurs. Je crois que c’est le plus important dans tout cela. Entretenir une bonne relation et écouter ce qu’ils ont à dire.
Vous connaissez sûrement l’histoire de la compagnie de cadenas Kryptonite ? L’entreprise n’a pas pris en compte cet incident et encore aujourd’hui on en parle et on la cite en exemple (la preuve ici même). S’ils avaient remédiés à la situation rapidement, il en serait autrement aujourd’hui.
Non seulement les entreprises peuvent avoir un contact avec eux mais ils peuvent aussi avoir un des meilleurs « focus group » et ce gratuitement. Que voulez-vous de mieux que des personnes qui s’abonnent à votre compte Twitter et qui s’offrent à vous pour commenter vos produits et faire des suggestions ? Tendez l’oreille et vous aurez des consommateurs heureux. Tout ce que ca vous coutera sera du temps et presque rien coté monétaire. Concernant le point de @Antony Grolleau-Fricard, j’appuie ses dires concernant la géolocalisation. Quoi de mieux que de prendre son Iphone et trouver les hôtels et les bons restaurants du coin lorsque nous sommes en voyage ?
Il y a certain domaine par contre qui ne pourront jamais délaisser totalement le « mass marketing » pour les médias-sociaux, et j’utilise souvent cet exemple pour l’expliquer : U2 !
Que pensez-vous qu’il arriverait si, disons, nous n’avons aucune annonce publicitaire, radiophonique, ni d’affiches dans les villes qui traitent du prochain spectacle de U2 à Montréal ? Que seuls les « fans » de U2 soient au courant car ils sont à l’affut de leur moindre déplacements ? Et bien la réponse est simple, 85% de la population Montréalaise ne sauraient même pas, le lendemain de leur spectacle, qu’ils étaient de passage dans leur ville.
À mon avis il faut voir ce que notre entreprise veut devenir et si il est possible de tirer profit des médias-sociaux pour soit augmenter ses ventes, mais également pour connecter avec ses consommateurs et écouter ce qu’ils ont à dire. C’est le devoir que chaque entreprise doit faire et ce sans tarder.
Etienne Denis le 25 novembre 2009
@Jonathan (qui est un collègue)
Créativité? Notre collègue Christine l’a montré récemment avec un concours Facebook où les blogues et twitter ont joué un rôle important. Sans entrer dans les détails (je n’ai pas encore l’autorisation de les révéler), disons que le client était content. Et nous aussi.
Donc oui avec de la créativité le dépanneur du coin de la rue pourrait utiliser les médias sociaux… Mais disons que ça prendrait pas mal de créativité pour que ça marche bien!
@Anthony Grolleau-Fricard Oui, avec la géolocalisation prendra de l’importance, particulièrement avec le mobile. Mais une bonne vieille page web 1.0 sera suffisante pour mon dépanneur!
@Alexandre Poitras : un focus group gratuit de zéro personne?
Carl le 25 novembre 2009
Voilà les paroles d’un vieux sage …
Par contre, ce qui est certain : c’est que les expériences des uns ne sont jamais automatiquement transférables aux autres, dans les médias sociaux. Donc, le succès d’UN dépanneur ne serait gage d’aucune garantie pour qui que se soit, et encore moins pour son concurrent.
OK, pas si vieux que ça Yves, j’exagère!!
Excellent article Étienne qui ressemble à une conversation que nous avons eue, toi, moi et Jonathan. Le websocial est un outil parmi tant d’autres. Il faut être créatif et à l’écoute du besoin du client à chaque fois fournir une solution qui lui est propre et qui tient compte de sa réalité et de ses besoins. Même s’ils partagent presque leur acronyme, l’UPA et l’UDA n’auront jamais les mêmes besoins et n’ont absolument pas la même réalité. Si la stratégie RP est différente pour ces deux organisations, la stratégie « média social » devra l’être tout autant!
Ce que j’aime dans ton texte, c’est ta conclusion, car elle vient reprendre une partie de ma vision et mon point de vue.
Je ne dis pas que les entreprises ne doivent pas s’investir dans les médias sociaux. Oui de nombreuses entreprises ont des succès avec les médias sociaux. Oui je le recommande à clients, puis je les accompagne dans cette démarche. Mais laisser croire que l’opération sera rentable pour toutes les entreprises, c’est suivre aveuglément une mode sans se poser les bonnes questions.
Je casse souvent les oreilles de ma blonde en disant qu’il faut penser « outside of the box » mais c’est le cas et c’est ce qui est important pour nos clients.
Chapeau pour le billet. On constate que l’ancêtre possède encore une excellente plume!
Dorianne Deshaies le 25 novembre 2009
Merci Étienne pour ce débat nécessaire !
Je suis totalement d’accord avec Yves.
J’avais laissé ce commentaire sur le blogue de Michelle Blanc il y a quelque temps et je maintiens mon propos:
Ce qui reste toujours obscur et fascinant est le fossé entre la théorie (”penser conversation, soyez à l’écoute…”) et la pratique. Les principes sont là, irréprochables et inspirants, mais la concrétisation reste exploratoire, voire risquée ! Il faut être audacieux et innovateur tout en respectant les limites de sa tribu. Les amener plus loin sans les perdre (ou sans trop en perdre…), surprendre sans faire peur, etc.
C’est définitivement une aventure et on peut comprendre les clients d’être frileux parfois. Mais le potentiel est tout de même fascinant.
Alexandre Boudreau le 25 novembre 2009
Concernant les blogs, je suis d’accord qu’on ne doit pas s’embarquer dans « channel » parce que l’on dit que c’est la chose a faire. Toutefois, je dirais qu’il ne faut pas y seulement si c’est la meilleur chose a faire, mais si c’est un autre media qui peut etre avantegeux et constructif pour nous, en tant qu’entreprise ou individu. Apres tout, le blog n’est qu’une autre forme de communication; c’est un Channel et il ne devrait pas etre l’unique forme de communication adoptee par l’entreprise ou l’individu.
Merci d’avoir initier cette discussion.
Alexandre Poitras le 25 novembre 2009
@Etienne Denis, je ne sais pas pourquoi on s’acharne sur l’exemple du dépanneur puisque vous et moi savons que ce n’est pas le type de commerce propice à l’utilisation des média-sociaux.
Je ne vous connais pas, vous semblez connaître le domaine du web mais suis plutôt surpris de votre réaction à l’égard des « focus group ». Je ferai justement parti d’un « focus group » et ce, pas plus tard que ce jeudi.
- Comment le recrutement s’est produit ? LinkedIn.
- Combien suis-je payé ? L’entreprise m’offre le dîner.
- Le but du « focus group » ? Évaluer un nouveau produit web.
Pourquoi dépenser plusieurs milliers de dollars à faire des recherches pour trouver les candidats de son « focus group » sur des périodes de temps qui peuvent être parfois assez longues ? Certaines personnes s’intéressent aux nouvelles technologies (et aussi aux nouveaux produits, si on prend une entreprise qui en vend ce type de bien) et aiment pouvoir donner leurs opinions et expertises sur le sujet.
Je suis le meilleur exemple vivant que cela fonctionne. L’entreprise payera quelques dizaines de dollars aux professionnels y participant pour le dîner et auront, en bout de ligne, les commentaires et suggestions de ces derniers.
Je reviens encore à mon point initial : Le monde du web social est généralement gratuit, rapide et efficace.
Bulle Interactive le 25 novembre 2009
C’est un débat intéressant et merci à toi Étienne de recadrer un peu les choses. Il est vrai que cela devient quelque peu irritant de lire à longueur de journée des articles sur les bienfaits des incontournables médias sociaux pour toute entreprise qui se respecte.
Juste un bémol et je rejoins @adrien sur ce point : Attention à ne pas faire d’amalgame. En lisant ton article, j’ai eu l’impression qu’on aurait pu remplacer l’expression « Médias Sociaux » par « Web » sans véritablement changer le sens de tes propos.
Michelle Sullivan le 25 novembre 2009
ref: Pourquoi alors écrire “pour la grande majorité des entreprises, que leur client soit un individu ou une autre entreprise, ignorer complètement ce qui se dit à leur sujet sur Internet n’est plus une option”?
.. parce que nombreux sont les entreprises qui continuent à se mettre la tête dans le sable et qui ne font même pas la vigie de ce qui se dit à leur sujet et au sujet de leur industrie/compétiteurs sur le web. Qui n’ont même pas pris la peine de s’inscrire à Google alerts. Je suis désolée, mais il est largement temps que tout communicateur qui conseille son client interne ou externe fasse au moins le minimum. Je pense que tu serais d’accord avec moi pour dire que ce n’est pas seulement dans les médias trad que les choses se passent/se disent.
ref: Tout l’article laisse entendre qu’il ne faut pas se lancer dans les médias sociaux parce que c’est une tendance, mais parce que c’est une révolution aussi importante que l’invention de l’imprimerie (tu étais sérieuse quand tu écrivais ça? ), et qu’il faut donc le faire après avoir bien étudier la chose.
Oui, j’étais sérieuse pour Gutenberg (si!) et non, je ne dis pas qu’on doit se lancer dans les médias sociaux parce que c’est une révolution communicationnelle. Je ne parle pas cause-effet.
Je dis, simplement, que les médias sociaux ne sont pas pour tout le monde (voir mon article), qu’il y a là un beau potentiel pour un nombre important d’entreprises (qu’on parle d’eux sur la toile ou non … justement, les médias sociaux peuvent être un bel outil pour croître la notoriété) et … le message central de mon billet … qu’avant de s’y lancer, qu’avant de se laisser tenter par ce qui est tendance, il faut prendre le temps d’analyser le terrain de façon stratégique. Il faut embarquer en pleine connaissance de cause.
Comme on dit en anglais, ‘Mine is a cautionary tale’. Je lance un appel aux entreprises pour leur demander de ne pas perdre la tête avec ce qui est ‘sexy’ simplement parce que c’est sexy, mais plutôt de demeurer stratégique. Là dessus, j’ose bien croire que nous sommes d’accord.
Pour en revenir à ce fameux dépanneur : il peut être surprenant de constater qui, au Québec, a pu profiter d’une stratégie impliquant les médias sociaux — que ce soit la campagne du Marché du Vieux Longueuil de First Capital (Pierre Bouchard / Indico Communication) ou celle de Tout Simplement Clodine/Shopping TVA ciblant la communauté scrapbooking (Michelle Sullivan Communications) — nous ne sommes pas chez notre dépanneur, mais avouons que c’est pas mal niche comme public. Et quels beaux résultats dans les deux cas, pour ne nommer que ceux-ci.
Avis à tous ceux qui voudraient parler ROI lors d’un prochain 3e mardi | Third Tuesday Montréal : nous sommes à préparer le calendrier 2010 et aimerions beaucoup voir ce sujet au programme. Faites moi donc signe si vous voulez vous joindre à notre panel.
Audrée Longtin le 25 novembre 2009
@Alexandre Poitras,
J’aime bien ton dernier paragraphe « À mon avis il faut voir ce que notre entreprise veut devenir et si il est possible de tirer profit des médias-sociaux pour soit augmenter ses ventes, mais également pour connecter avec ses consommateurs et écouter ce qu’ils ont à dire. C’est le devoir que chaque entreprise doit faire et ce sans tarder. »
Le point est d’avoir un BUT, un plan avant de se lancer dans « l’aventure »; comme disait Michelle, pas parce que c’est tendance. Par contre, comme disait Jonathan… avec de l’imagination, je ne suis pas persuadé que chaque entreprise ne pourrait pas y trouver son compte. Compte en voulant dire atteinte de son but tout dépendant de ce qu’il est!
Chrystian Guy le 25 novembre 2009
Salut Étienne,
Je te réponds sur une base personnelle, tu comprends certainement pourquoi.
J’ai beaucoup aimé ton article. Je le trouve à propos. Il y a énormément d’enflure verbale – verbeuse? – au sujet des médias sociaux. À une époque c’était Geocities, à une autre Second Life, maintenant c’est Twitter & Co. Ne parlons surtout pas du terme web 2.0 qui est un sophisme en soi; je n’ai jamais vu passer le release de la version 2.0 du web moi… Mais bon, moi aussi j’en suis parfois: « when in Rome… »
Le point qui m’interpelle le plus est ta réfutation de la démocratisation de la communication. Ça n’existe pas. Prétendre que la communication est aujourd’hui plus démocratique en raison du web revient à dire que l’imprimerie à démocratisé le savoir. Que nenni! Les deux ont été des vecteurs, des accélérateurs de la diffusion de l’information. Encore faut-il être assez « démocratisé » pour se payer un livre, voire un ordinateur ayant accès au web!
Le savoir est plutôt même élitiste. Sitôt on en sait plus qu’un autre, sitôt on se targue de quelques lettres à la suite de son nom, comme les ducs, les princes et les barons d’une autre époque. Il faut avoir vu les conditions de vie de certains villages (je parle du Québec, même pas du Mali) pour comprendre que les priorités alimentaires de beaucoup d’êtres humains ne sont pas d’écrire un blog, se faire des amis Facebook ou tweetter la dernière disette. Come on! Si tous les démocratisés sont égaux, certains sont plus égaux que d’autres…
Voilà, mon petit 2 sous. Merci Étienne d’avoir initié cette conversation entre élites que nous sommes. Il en manque quelques-unes au débat d’ailleurs.
cguy
Vallier Lapierre le 25 novembre 2009
Bonsoir M. Denis,
J’apprécie énormément que vous vous intéressiez à nos contenus au point de prendre la peine d’y répliquer sur votre blogue. Je vous avoue cependant que j’aurais été plus sensible à votre argumentaire si vous n’aviez pas exagéré vous-mêmes d’entrée de jeu.
Vous m’avez empêché de vous prendre au sérieux (même si votre propos n’est pas sans fondement) en rétorquant à cette phrase de Michelle :
« Les médias sociaux démocratisent les communications, donnant la parole au commun des mortels. »
par ceci :
« FAUX. Ça fait quelques centaines de milliers d’années que la parole est donnée aux communs des mortels. »
On n’a définitivement pas appris la même histoire. Autant que je sache, ça a pris deux révolutions (l’américaine et la française), assez récentes par rapport à vos centaines de milliers d’années, pour que le peuple ait enfin son mot à dire sur la place publique. Et encore, ça n’a pas été acquis sans deux ou trois retours en arrière, en France du moins.
En ne remontant pas si loin, il est vrai qu’on n’a pas eu besoin d’attendre le web social pour que les citoyens et les consommateurs puissent dire ce qu’ils pensent. Sauf que les lettres de lecteurs aux journaux ou la prise de parole sur les lignes ouvertes des radios demandent beaucoup plus de temps que la rédaction d’un message sur Twitter ou dans Facebook. De plus, comme on peut le voir ici à la suite de votre billet, la discussion qui en émane est plus intéressante que l’élément déclencheur lui-même. Dites-moi, quand avez-vous pris le temps de répliquer à une lettre de lecteur dans un journal (vous l’auriez fait d’ailleurs en pure perte parce que votre réponse n’aurait jamais été publiée) ou de vous précipiter sur le téléphone pour contredire un interlocuteur précédent ?
Je n’irais pas jusqu’à dire comme Michelle que le web social constitue à lui tout seul une révolution aussi importante que l’invention de la presse par Gutenberg. Je n’hésiterais pas cependant une seule seconde à appliquer cette métaphore à Internet qui possédait dans ses gènes de départ la plupart des caractéristiques du web social (forums de discussion, communautés comme The Well, espaces d’expression personnelle sur Geocity, etc.). Et je pourrais retrouver cette comparaison dans les nombreuses études très sérieuses qui ont marqué l’apparition du réseau des réseaux. Manuel Castells a écrit l’ouvrage définitif à date, « L’ère de l’information » en trois tomes, démontrant que l’impact du réseau est aussi fort, sinon plus fort que les transformations entraînées par l’imprimerie.
Tout ceci pour dire qu’il faut faire attention de ne pas verser soi-même dans les énormités quand on reproche à une personne d’avoir tout faux.
Etienne Denis le 26 novembre 2009
@ Alexandre Poitras J’explique mon « un focus group gratuit de zéro personne? » Je parlais évidemment des produits et services pour lesquels il ya zéro mention dans les médias sociaux.
@Michelle Sullivan : « Qui n’ont même pas pris la peine de s’inscrire à Google alerts » 100% d’accord que (presque) toutes les entreprises devraient avoir de telles alertes, même celles (la majorité) qui ne sont jamais mentionnées dans les médias sociaux.
« ne pas perdre la tête avec ce qui est ’sexy’ simplement parce que c’est sexy, mais plutôt de demeurer stratégique. Là dessus, j’ose bien croire que nous sommes d’accord » : 100% d’accord. Sauf que justement, dans la majorité des cas, configurer quelques alertes sera suffisant.
@ Vallier Lapierre Vous avez fait le même commentaires sur deux blogues, je vous ai répondu sur l’autre ( http://www.rezopointzero.com/2009/11/03/les-medias-sociaux-ne-sont-pas-une-tendance-a-suivre/ ).
Esteve Favrel le 26 novembre 2009
En tant que collègue de Jonathan et Étienne, je me permets de m’immiscer dans la conversation.
Je suis d’accord sur le fait que le 2.0 :
- apporte des possibilités très intéressantes
- est, volontairement ou non, mis à toutes les sauces, ce qui finit par lui faire perdre de sa saveur
- est surestimé car, comme pour les médias conventionnels, le « bruit » auquel nous tous sommes soumis est tellement assourdissant que nous ne nous rappelons que d’une infime partie. Beaucoup d’énergies sont mises en œuvre pour communiquer : des concours, des promotions, des billets… mais il me semble que le quantitatif à définitivement pris le dessus sur le qualitatif, de même que l’immédiat sur le moyen terme. Car, en bout de ligne, tout sera oublié ou dépassé ou caduque en très peu de temps.
La preuve est que cet article d’Étienne a généré plusieurs commentaires dans les 24 heures, surtout de la part de professionnels du secteur qui défendent leur gagne-pain. Puis demain un autre article nous fera oublié celui-ci, et la semaine prochaine tous nos commentaires d’érudits ne seront, dans le meilleur des cas, que de lointains souvenirs.
Ainsi va la vie… et le 2.0.
Anthony Grolleau-Fricard le 26 novembre 2009
Je suis d’accord sur l’immédiateté et le fait que l’information a une durée de vie très courte aujourd’hui… mais je mets un bémol. Dernièrement, des statistiques tendaient à montrer que la durée de vie des billets des blogs dépasse les 24 heures, ce qui était la durée moyenne en 2007.
Cela signifie que l’habitude d’utilisation des blogues est en train de changer et que ces articles sont peut-être moins dans l’immédiateté qu’on veut bien le croire.
Etant historien et assez engagé politiquement, je tiens à réagir sur deux éléments :
- jamais la communication n’a été universelle et elle ne l’est pas plus aujourd’hui. Il y a effectivement une modification (voire une révolution) des moyens de communication, mais il reste un nombre important de laisser pour compte dans le monde mais aussi dans les pays occidentaux. Eux, parce qu’ils ne maîtrisent pas la langue écrite ou parce qu’ils n’ont pas les moyens d’utiliser l’Internet n’ont pas la même capacité d’expression que les catégories de la population plus aisées et éduquées.
- je ne crois pas que la comparaison avec l’invention de l’Imprimerie soit malvenue. C’est juste qu’elle n’a pas la même manifestation ni la même portée. Pourtant, aujourd’hui on élargit l’utilisation d’un moyen de communication à un nombre de personnes très important qui n’ont pas forcément besoin de connaissances techniques pour s’exprimer, s’informer, etc. La vraie question est est-ce que le web 2.0 est aussi important que l’imprimerie ou est-ce qu’il ne faut pas remettre le web 2.0 à sa juste place c’est-à-dire dans un contexte plus large qui est l’invention de l’Internet ? A voir… Les historiens nous le diront dans quelques années
Pierre Bouchard le 26 novembre 2009
Les médias sociaux sont l’objet d’un engouement contagieux. Parfois pour les bonnes raisons, souvent pour les mauvaises. Saveur du mois? Tu as raison Étienne de vouloir relier l’utilisation des médias sociaux à une stratégie de communication qui elle-même est reliée aux objectif commerciaux ou sociaux (ou autres) d’une organisation. Parfois, le recours aux médias sociaux sera une bonne solution tactique et parfois non. Il est vrai que j’ai eu beaucoup de succès avec le blogue du marché du Vieux-Longueuil, mis en ligne pour First Capital. Mais j’ai eu des succès plus mitigés avec d’autres blogues. Et dans certains cas, j’ai carrément déconseillé à des clients le recours à des blogues. En fait, rien ne vaut une solide analyse avant de choisir sa stratégie et ses moyens tactiques.
Quant à l’enflure verbale, elle sert souvent à faire passer des points de vue, mais les lecteurs avisés savent faire la différence. Il reste que ton point de vue devait être exposé et, là aussi, certains lecteurs plus avisés sauront en prendre et en laisser.
Michelle Sullivan le 26 novembre 2009
@PierreBouchard Tout à fait d’accord avec toi, Pierre, comme d’habitude. Je crois que ceux qui prendront le temps de lire mon texte original en version intégrale, verront que je fais appel à une pensée stratégique.
Le titre de mon article n’est pas ‘Les médias sociaux : pas une tendance à suivre’ pour rien.
Vallier Lapierre le 26 novembre 2009
@Esteve Favrel
Quand vous résumez la motivation de vos confrères à leur volonté de défendre leur gagne-pain, je suis perplexe. N’est-ce pas commettre la même erreur que les médias ? Se demander comment survivre avec ses bonnes vieilles habitudes dans un espace où les règles de communication n’ont plus rien à voir avec la distribution de masse.
Quant au bruit, il y a toutes sortes de façons de l’éliminer dans l’organisation de sa journée. Je ne suis pas un exemple à suivre sur ce plan, mais je vais me faire un devoir de me le faire montrer par nos meilleurs membres qui maîtrisent la question. Ce ne sont pas les compétences qui manquent.
Esteve Favrel le 26 novembre 2009
@Vallier Lapierre
C’est leur -le notre car je ne me référais pas seulement à eux- gagne-pain, rien de négatif ou péjoratif là-dedans. De plus, leurs positions n’est pas de « vendre » le 2.0 à tout prix, loin de là, sinon à propos. Et c’est tout à leur honneur.
Mais je pense que l’enjeu ultime n’est pas d’éliminer le bruit, seulement de faire en sorte que les cibles à qui s’adressent les différents types de messages s’en souviennent ou y aient accès, ce qui est totalement différent.
@Anthony Grolleau-Fricard
24 heures c’est pas beaucoup, surtout qu’en parallèle d’autres articles et billets ont déjà été publiés, commentés, oubliés. Il sera accessible via les archives du blogue et les moteurs de recherche mais sera-t-il en bonne position pour avoir une chance d’être consulté ?
Je suis curieux de voir combien de personnes suivront encore cet article au-delà de demain. Mais il est fort probable que le flot m’aura emporté vers d’autres sujets.
Etienne Denis le 26 novembre 2009
@Esteve On publiera les stats…
Entre temps, comme je l’ai écrit sur http://www.rezopointzero.com/2009/11/03/les-medias-sociaux-ne-sont-pas-une-tendance-a-suivre, la page que vous lisez actuellement a été vue par moins de 300 personnes. Pas d’impact planétaire au bout du clavier, mais une discussion animée à la sortie de l’église!
Stephane Lacroix le 9 février 2010
Je serais curieux de vous lire tous et toutes sur la présence (ou l’absence, c’est selon) des syndicats dans les médias sociaux. En quoi le Web 2.0 peut-il leur être utile?
newegg promotion code le 10 mars 2011
Well I definitely liked reading it. This information offered by you is very helpful for correct planning.