Auteur : Maxime Lamarre

Curation de contenu ou cycle du renseignement 2.0?

Depuis quelques mois, le concept de curation de contenu suscite l’intérêt des internautes et des entreprises. La récente multiplication des plateformes de curation en temps réel témoigne d’ailleurs de l’engouement pour le phénomène. Mais l’adoption du néologisme « curation » vise-t-elle à promouvoir une nouvelle idée ou à mercantiliser un concept établi depuis des lustres?

J’ai entendu le terme curation pour la première fois il y a quelques mois lors d’une présentation sur le contenu Web. Avant même que mon cerveau de traducteur ne s’oppose à l’emploi d’un calque de l’anglais aussi flagrant, le conférencier déplorait le fait qu’aucune traduction officielle n’existe encore pour ce nouveau phénomène. D’abord enthousiaste à l’idée de proposer une meilleure traduction pour un concept si prometteur, j’ai été rapidement désillusionné en découvrant sa réelle signification.

Qu’est-ce que la curation?

Brièvement, la curation consiste à rassembler le contenu Web le plus pertinent sur un sujet donné et à le partager avec un réseau d’intéressés.

En lisant cette description, on pense d’abord aux sites comme Reddit ou Digg qui permettent à une communauté de noter la pertinence des liens soumis par ses membres au moyen d’un système de votation. Plus récemment, l’éclosion de nombreuses plateformes de curation, comme scoop.it ou curated.by, laissait présager que ce concept constituait l’avenir du réseautage social. Mais malgré ce nouveau terme accrocheur, le phénomène n’est pas aussi récent qu’on voudrait le faire croire aux internautes.

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